instantané

•21 mars 2011 • Laisser un commentaire

Ce qu’il faisait là, à marcher derrière la glissière de sécurité (autour, rien que des pelouses aux quelques arbres, bâtiments rectangulaires, portails roulants des quais de déchargement, parkings, que des poids lourds, tracteurs esseulés, remorques), il avançait sur une bande mince, pas plus d’un mètre (auprès, les quatre voies, voitures qui vont entre deux ronds points), ce qu’il faisait là un dimanche soir (c’est pleine lumière autour, c’est printemps et la douceur de l’air), à marcher régulier, trop, marcher mécanique, c’est droit qu’il allait, c’est devant (et qu’où ça mène importe peu, qu’après ce soit lotissement, puis l’échangeur pour voie rapide et autoroute, le no man’s land herbeux et les hôtels motels boxes d’entrepôt à louer professionnels particuliers), c’est marche droite les épaules fixes, et veste velours comme plus personne (un hors du temps jusqu’au teint pâle, cireux conviendrait mais)

et ce qui dans la saisie brève, ce qui dans l’instantané se terre, ce qui là se dérobe à demi, se met en branle au dedans, tout ce chancelant qu’on a fait taire

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

Car l’errance n’est ni le voyage ni la promenade, etc. Mais bien: Qu’est-ce que je fais là? »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance

quête

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

« L’errance est certainement l’histoire d’une totalité recherchée. »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance

c’est grand tout

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

« Les lieux semblent se ressembler de plus en plus, tout est partout en même temps, la singularité s’efface au profit d’une globalisation, non plus celle des lieux, mais celle de tous les lieux. »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance

effacement

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

« L’errant s’efface, devient silencieux, il se livre à l’expérience du monde, c’est pourquoi il ne peut pas y avoir d’errance immobile. »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance

espace intermédiaire

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

« L’errant en quête du lieu acceptable se situe dans un espace très particulier, l’espace intermédiaire. A l’espace intermédiaire correspond en fait un temps intermédiaire, une temporalité que l’on pourrait qualifier de flottante. Ce temps flottant est le temps du regard sur l’histoire, où l’errant s’interroge sur le passé en même temps qu’il réfléchit sur son futur proche. »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance

d’un lieu acceptable

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

« L’errance, terme à la fois explicite et vague, est d’ordinaire associée au mouvement, et singulièrement à la marche, à l’idée d’égarement, à la perte de soi-même. Pourtant, le problème principal de l’errance n’est rien d’autre que celui du lieu acceptable. »

A. Laumonier, « Errance ou la pensée du milieu », cité par Raymond Depardon, Errance