matin

tu n’imaginais pas partir autrement qu’au matin, quand encore un peu de la nuit, son épaisseur, ce serait ni vu ni connu, partir comme on dérobe ou s’approprie sa vie, un train ne pourrait suffire, et sa destination, ce serait les lignes blanches et les silhouettes des arbres, villages tassés malgré les lampadaires, et pas un homme, seul dans un monde nu, simple décor, surface où glisser, c’est au dedans que tout se joue, dans l’en avant jusqu’au matin, ce mouvement qui fait la nuit sans crainte, cette seule promesse que tu puisses accepter sans méfiance

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~ par michel brosseau sur 20 avril 2011.

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