confluences

Et maintenant le sentiment inexplicable de la bonne route faisait fleurir autour de moi le désert salé — comme aux approches d’une ville couchée encore dans la nuit derrière l’extrême horizon, de toutes parts des lueurs errantes croisaient leurs antennes — l’horizon tremblé de chaleur s’illuminait du clignement de signaux de reconnaissance — une route royale s’ouvrait sur la mer pavée de rayons comme un tapis de sacre — et, aussi inaccessible à notre sens intime qu’à l’oeil l’autre face de la lune, il me semblait que la promesse et la révélation m’étaient faites d’un autre pôle où les chemins confluent au lieu de diverger, et d’un regard efficace de l’esprit affronté à notre regard sensible pour qui le globe même de la terre est comme un oeil.

Julien Gracq, Le rivage des Syrtes

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~ par michel brosseau sur 16 mars 2011.

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